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Spermato ketchup!

Sperme: l'humanité en péril?

Par hommelibre, vendredi 28 novembre 2008

Arte présentait un reportage cette semaine sur la baisse du nombre de spermatozoïdes chez l’homme. Un constat alarmant, puisqu’en 20 ans une baisse de 40% est constatée, aggravée par une baisse de qualité.

L’étude réalisée à Paris est d’une grande fiabilité et va devenir une référence mondiale.

En cause dans cette baisse: certains produits chimiques, dont l’absorption via des cosmétiques ou l’alimentation trouble le système endocrinien des hommes et des femmes.

Voici quelques extraits d’un article du monde du 22 novembre sous la plume de Sandrine Blanchard (http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/11/21...):

"Les problèmes de l'appareil reproducteur masculin sont aujourd'hui potentiellement aussi graves que le réchauffement climatique", affirme sans détour le professeur danois Niels Skakkebaek, directeur de recherche à l'hôpital universitaire de Copenhague.

“Tout se passe comme si le système endocrinien était piégé par des molécules chimiques. Des grenouilles mâles exposées à des pesticides deviennent hermaphrodites, des alligators voient le taux de testostérone chuter, des populations de poissons dans les rivières et les estuaires se féminisent.”

“Au Danemark, les femmes enceintes reçoivent une liste de conseils pratiques afin qu'elles limitent leur exposition aux produits chimiques. Il leur est recommandé d'utiliser le moins possible de cosmétiques, de ne pas se colorer les cheveux, de bannir les peintures et les produits en spray...”

Le 17 octobre, le gouvernement canadien a annoncé un nouveau règlement visant à interdire l'importation et la vente des biberons en plastique qui contiennent du bisphénol A.

Les produits chimiques ne sont pas seuls en cause. Le déversement de tonnes d’oestrogènes dans les eaux, conséquence de traitements médicaux ou de l'usage de la pilule contraceptive, agit également comme un féminisant pour toutes les espèces:

“Une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Armand-Frappier et un chercheur d’Environnement Canada durant environ cinq ans a révélé quant à elle que les concentrations de substances oestrogènes dans le fleuve du Saint-Laurent (Québec) sont telles, que la féminisation de certaines espèces a atteint des proportions de 30 à 50% et qu’un pourcentage inquiétant des poissons mâles analysés affichent une diminution quasi-totale de leurs fonctions reproductrices.

Afin de compléter ces recherches, ils ont également étudier les répercutions possibles sur l’homme en nourrissant des rats de laboratoire avec l’eau potable de millions de Québécois. Ils ont alors vérifié une baisse de la production de spermatozoïdes chez les rats mâles et une réduction sensible de la motricité de leurs spermatozoïdes. Cette recherche révèle que la bioaccumulation de substances oestrogènes est possible et qu’elle se transfère d’une espèce à l'autre dans la chaîne alimentaire, d'un poisson à un mammifère, et... de moi à toi.

D'autres études ont montré la dévirilisation des crapauds mâles, des alligators, des tortues de Californie, des panthères de Floride, et même des ours polaires, ainsi que des mouettes mâles qui se mettent à couver des œufs, en raison du taux quasiment pharmaceutique dans les eaux de rivières, des oestrogènes hormonaux et médicamenteux, provenant des pilules contraceptives consommées par des dizaines de millions ou peut-être même de centaines de millions de femmes dans le monde, et quotidiennement rejetées via les urines dans les eaux usées des sanitaires et non traitées en stations d’épuration, oestrogènes qui vont se joindre aux actions des composés chimiques mimant les effets des oestrogènes naturels (oestrogène-like) : les pesticides organochlorés, eux-mêmes répandus par milliers de tonnes par an dans le monde, les dioxines, les phtalates (utilisés dans les produits en PVC, sols, jouets, tuiles, dans les colles, les encres, les solvants des cosmétiques et des produits de toilette), les alkyl phénols et leurs dérivés (utilisés comme détergents industriels et incorporés dans certaines peintures et certains plastiques), le bisphénol A utilisé dans les couvercles alimentaires et les bouteilles plastiques en polycarbonate, les hydrocarbures aromatiques, les retardateurs de flamme au brome (BFRs) utilisés dans les tissus d’ameublement, les meubles, les ordinateurs, et certains métaux lourds (cadmium, mercure, plomb), etc.”

http://postraumatik.com/content/view/148/27/
Si même nos potes les crapauds mâles se transforment en tite grenouille de bénitier là ya vraiment alerte à malibu!!!

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 ROBINSON TAINOS GUADELOUPE

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