Les echos du bowl

FUCK LA DROGUE!

ANDY IRONS l'un des meilleurs surfeur de tous les temps a été retrouvé mort seul dans une chambre d'hotel à Dallas à 32 ans avec comme version officielle "victime de la Dengue"! Si l'on avait pas commenté cette niouz importante c'est tout simplement car tout le monde du surf savait qu'il était accro et vu l'hypocrisie qui régnait l'on était vraiment triste qu'un grand champion en soit arrivé là à son age alors qu'il pratiquait l'un des plus beau sport du monde et qu'il était un exemple pour des milliers de gamins...1 mois aprés les langues se délient enfin pour rétablir la vérité sur le "merveilleux" monde du surf gangréné depuis toujours par ce fléau qu'est la drogue.AVIS aux gamins:La drogue est une merde qui détruit l'être humain au lieu de l'élever et même si l'on est un surfeur ou windsurfeur qui aime faire la fête il faut savoir éviter ce piége pourri, chose que n'a pas su faire Andy IRONS tout grand surfeur qu'il était..cijoint l'exellent article de surfprevention qui met les choses au point!

Andy Irons et la drogue : pourquoi le milieu du surf a-t-il caché la vérité ?

Andy Irons a vécu une vie de rockstar mais il a brûlé la chandelle par les deux bouts. Il connaissait de sérieux problèmes avec l’alcool et la drogue. Tout le monde le savait dans le milieu du surf et pourtant personne n’a jamais osé aborder le sujet publiquement. Etait-ce pour protéger Andy Irons ou plutôt pourne pas nuire à l’image de marque de certaines multinationales du surf business (comme le suggèrent certaines personnes du milieu dont les voix ontcommencé à s’élever sous couvert d’anonymat) ?

Une loi du silence quant aux déboires d’Andy Irons avec la drogue aurait été imposée par certains acteurs du surf business. C’est ce que révèle le photographe Art Brewer dans un article deBrad Melekian qui vient d’être publié dans Outside. Après qu’Andy Irons ait failli mourir des suites d’un coma éthylique en 1999 en Indonésie,l’un des sponsors d’Irons aurait explicitement demandé à Brewer de ne jamais raconter un mot sur cet épisode. Brewer aurait alors demandé si quelqu’un allait veiller sur Andy après ça mais c’est tout de suite devenu un sujet tabou, tout le monde a très vite zappé et personne n’en a eu plus rien à faire… Cette histoire fait pourtant froid dans le dos quand on s’y intéresse. Au retour d’un surf trip aux Mentawaii, Andy Irons avait été retrouvé dans sa chambre d’hôtel à Padang en arrêt cardio-respiratoire après avoir consommé une grande quantité d’alcool. Admis dans un hôpital puis dans un autre mieux équipé avec Unité de Soins Intensifs, il aurait finalement été réanimé après plusieurs arrêts cardiaques…

Une semaine seulement après avoir frôlé la mort, Andy Irons était à nouveau ivre à la « grosse soirée » annuelle de Surfer Magazine… Le problème est peut-être là justement : les surfeurs professionnels sont pris dès le plus jeune âge dans un tourbillon festif. Ils sont le plus souvent entraînés (par des organisateurs, des responsables de marque ou des tenanciers d’établissements de nuit…) à se prendre des cuites à l’occasion des soirées organisées pour chaque compétition. Et l’un des plus hauts lieux de« fête » est…le Sud-Ouest de la France où les surfeurs disent souvent être allés le plus loin dans l’intempérance. Comme l’exprime très bien Taj Burrow : « Partout où l’on passe, c’est la plus grosse fête de l’année et tu ne peux pas éviter d’y participer… » Qu’on le veuille ou non, il y aune culture de la murge dans le surf très comparable à celle de la troisième mi-temps en rugby. Je sais de quoi je parle pour l’avoir vécu de l’intérieur.La plupart des jeunes surfeurs arrivent à faire la part des choses : certains ne boivent pas ou peu, certains savent s’arrêter de boire à temps mais des jeunes surfeurs fragiles,comme l’était sûrement Andy Irons, peuvent sombrer dans la spirale de l’alcoolisme et de la course à la défonce. Tant que les mentalités ne changeront pas, on continuera à voir de jeunes surfeurs se gâcher dans la fête.Il faut bien prendre conscience que ces jeunes surfeurs (et surfeuses) talentueux se retrouvent à gérer leur popularité et beaucoup d’argent sans avoir forcément leurs parents ou des personnes de confiance à leurs côtés.

Le surf business et les journalistes de la plupart des magazines de surf ont voulu faire croire au  »monde du surf des Bisounours » en essayant de cacher ce genre d’histoire de surconsommation d’alcool, de drogues et d’overdose(s) sous le tapis. Un an après le retrait d’Andy Irons du circuit, Surfline avaitpublié une interview fin 2009 pour soi-disant tout savoir sur le surfeur, sauf que le journaliste avait bien pris soin de parler detout…sauf de ses problèmes avec la drogue et de la cure de désintoxication qu’il avait subie. Cet articleavait été repris par le site Internet du magazine français Surf Session sans que le sujet ne soit davantage évoqué. J’avais alors commenté l’article en écrivant : « Les journalistes du milieu du surf sont vraiment incroyables : ils arrivent à poser 50 questions à l’intéressé sans lui en poser une seule sur ce qui brûle les lèvres à tout le monde : où en est Andy Irons avec la drogue ? Ou que pense-t-il de ces rumeurs persistantes (infondées ?)qui circulent sur la Toile ? Mais chut, les addictions sont un sujet tabou dans le monde du surf… » Le PDG de Billabong, Paul Naude, aurait lui  refusé de s’exprimer sur le sujet de savoir s’il était au courant des addictions d’Andy Irons. Mais comment pouvait-il l’ignorer ?

Comme le dit le responsable d’une marque qui a souhaité rester anonyme : « nous ne cherchons pas à faire dela publicité sur certains aspects du comportement de nos athlètes ».Autrement dit, on ne révèle que ce qui nous arrange sur la personnalité de nos surfeurs, quitte à cacher la réalité. Pourtant, ce n’est pas parce qu’un surfeur fait son coming-out sur son alcoolisme ou sa toxicomanie qu’on cesse de l’apprécier, bien au contraire. Des surfeurs comme Darryl« Flea » Virostko et Peter Mel ont avoué récemment leur usage de méthamphétamine et se sont engagés dans une cure dedésintoxication par la surf thérapie. Mark Occhilupo n’a pas non plus caché ses problèmes avec la drogue pendant la « black period » qui a précédéson come-back. Le jeune OwenWright a avoué publiquement qu’il arrêterait ses excès avec l’alcool.Il est souvent thérapeutique de libérer sa parole quand on a ce genre de problème d’addiction. En parler est le premier pas vers le sevrage. Mais a-t-on laissé Andy Irons s’exprimer ? Ou lui a-t-on gentiment mais fermement intimé dela boucler sur ses problèmes avec la dope ? Personne n’en parlait, sauf des internautes qui laissaient des commentaires parfois malveillants sur les vices cachés d’Andy Irons sur les forums de discussion. Quand l’intéressé lisait ces commentaires souvent exagérés par rapport à la réalité, cela lui faisait du mal mais il n’avait aucun moyen de répondre ou de rétablir la vérité. Andy Irons aurait songé faire une déclaration sur son état mais certains sponsors du surfeur s’y seraient opposés d’après des observateurs avertis.

Ce n’est peut-être pas la drogue qui a conduit au décès d’Andy Irons mais ces problèmes lui auront fait endurer une existence parfois difficile et torturée dont il était pressé de finir d’après certains de ses amis comme Koby Abberton. Ses accès de binge drinking ne témoignaient-ils pas d’un profond mal-être ? Quand on boit jusqu’à en mourir, il peut s’agir d’un équivalent suicidaire. Et on peut se demander si les prises de risques extrêmes d’Andy Irons – que ce soit dans les vagues à Pipeline ou avec sa consommation de drogue - n’étaient pas des appels à l’aide.  Mais ces conduites suicidaires ont-elles été prises au sérieux ?Pour dépister l’usage de substances nocives,il aurait fallu pratiquer des contrôles anti-dopage sur Andy Irons. Mais l’ASP n’en a jamais fait (ou ne les a jamais rendus publics) dans le cadre d’une politique de l’autruche qui consiste à fermer les yeux sur les problèmes de toxicomanie ou dedopage des surfeurs professionnels.

Chez ce jeune surfeur qui avait desproblèmes d’addiction, et peut-être aussi des problèmes psychiatriques, que luia-t-on proposé ? Un suivi par un médecin psychiatre ou addictologue surle World Tour ? Non, un sponsor par une marque de boissons énergisantes pour le speeder et le détraquer encore un peu plus…Irons devait boire ses « energy drinks » le jour et prendre des calmants et des somnifères pour dormir la nuit… Sans oublier le soutien des bracelets magiques Power Balance dont on connaît toute la supercherie qui n’ont certainement pas aidé à lui faire retrouver un équilibre.

En 2008, d’insistantes rumeurs émanant de personnes bien informées circulaient sur une nouvelle overdose d’Andy Irons. Là encore, on n’a jamais su ce qui s’était réellement passé car l’affaire a été soigneusement étouffée. Quand Surf Prevention a proposé de mettre en place une grande campagne de prévention des addictions et del’alcoolisme chez les surfeurs, aucune des majors du surf n’a accepté de subventionner cette campagne car c’était  »un sujet trop délicat à aborder ».

Malheureusement, la triste mort d’Andy Irons a renvoyé comme un boomerang la triste réalité au visage de ceux qui essayaient encore de la cacher. Andy Irons a été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel avec au pied de son lit un médicament anxiolytique générique du Xanax et une boîte de somnifères, de l’Ambien (zolpidem) contenant de la Méthadone, généralement utilisée comme traitement de substitution à l’héroïne ou à des médicaments opiacés comme l’OxyContin (connu sous le nom d’ »héroïne du pauvre »). On ne sait pas quelle était la place de ces médicaments entre la consommation d’alcool et de drogues« récréatives »consommées par Andy Irons mais une chose est sûre :les trois font très mauvais ménage. Et comme pour Michael Jackson, il y a peut-être un médecin « dealer en blouse blanche » qui prescrivait cespsychotropes en plus de sa consommation avouée d’alcool, de drogue et deMonster Energy ! Les résultats toxicologiques ne seront connus qu’au mois de décembre mais on peut déjà dire que ce mélange explosif a contribué à affaiblir le champion de surf.

Le monde du surf a son Kurt Cobain et pourra faire vendre de beaux livres et un film sur le destin tragique d’Andy Irons, mais peut-il vraiment continuer à se regarder dans une glace?  J’espère que le milieu du surf se rachètera en lançant une véritable campagne de prévention de l’alcoolisme et des toxicomanies chez les jeunes surfeurs, en mémoire d’Andy Irons, pour éviter qu’un autre talent brut ne se perde dans les méandres des enfers artificiels. Ne rien faire, c’est laisser faire, comme dirait l’autre. Les marques de surf comme le sponsor majeur d’A.I vont-elles se contenter de leur campagne publicitaire post-mortem« in loving memory of Andy Irons » ou vont-elles essayer d’aller plus loin en s’intéressant enfin à la santé des jeunes surfeurs qu’elles sponsorisent ? La drogue est unfléau chez les jeunes à Hawaii, d’où est originaire AndyIrons, et les marques ont une occasion inédite de s’attaquer enfin à ce problème au lieu de l’occulter. Elles en ont les moyens financiers et logistiques mais ont-elles seulement envie qu’on associe leur image lisse à la drogue ? Réinvestir un peu de tout l’argent qu’Andy Irons a fait gagner au surfbusiness dans la prévention des conduites addictives serait le meilleur moyen d’honorer sa mémoire, pour éviter que d’autres jeunes subissent son calvaire.

Andy Irons apparaît sur la photo de l’article aux côtés des membres du groupe de hard rock Metallica dont l’uns’est sorti de l’alcool et de la drogue grâce au surf.


 

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