Les echos du bowl

ESPRIT ES TU Là?!!

J'ai toujours aimé les billets d'humeur de VINCENT CHRETIEN et celui là est un modèle du genre. Le SURF pour le grand public a une image de sport kool véhiculé depuis les années 50 où la communautée des surfeurs est dépeinte comme une grande famille qui partage son ivresse de la glisse dans une parfaite harmonie et blablabla...Une fois au peak, le débutant prends une bonne "claque" et découvre une toute autre réalité..L'envers du décor glisse est tout autre et Kretos n'y va pas par 4 chemins pour le décrire bien qu'il existe heureusement certains endroits sur la planète -et souvent tout prés de chez soi- où TOUS les riders d'une session de surf sortent avec le smile, mais ne comptez pas sur moi pour vous dire où c'est!...
Le Windsurf est un sport qui n'engendre pas de frustration même en waveriding tout simplement parce que en une session vous avez plus "glissé" qu'en une année de surf, ceci expliquant surement celà en terme d'ambiance sur l'eau...
ESPRIT ES TU LÀ ?
 - Petit exercice de détestation et de mauvaise foi -
J’ai toujours trouvé insupportable d’opposer et de monter les uns contre les autres les différents sports que sont le wind, le kite, le surf et le paddle. J’ai toujours trouvé insupportable ces petites guéguerres égotistes stériles, ces querelles d’église pour savoir qui de l’une ou de l’autre de ces pratiques est la plus ceci ou la plus cela. Au choix, la plus roots, la plus légitime, la plus aérienne, la plus visuelle, la plus marine, la plus simple, la plus authentique, la plus radicale, la plus sportive, la plus contemporaine, la plus yin, la plus yang, la plus à droite, la plus gauche, etc... Stigmatiser “l’Autre”, prendre pour ennemi son voisin de spot, m’a toujours semblé une bien piètre et falote manière d’affirmer sa singularité. Bref, j’ai toujours trouvé insupportable d’opposer le wind au kite ou le surf au paddle par exemple. J’ai toujours trouvé ça insupportable...à tête bien reposée et si possible loin des spots. Au sortir de l’eau, les muscles chauds et la pompe à adrénaline tournant encore à plein régime, c’est autre chose. Car, on peut à ses heures se rêver l’esprit philosophe et détaché, au dessus de la mêlée des hargneux et des va-t’en-guerre, on en reste pas moins homme...et surtout pratiquant !

Je rentre de Bali. Les surfeurs sont des cons. Ou disons plutôt que le surf est devenu un sport de cons. Je sais de quoi je parle, je surfe (mal) depuis plus de 20 ans. Pourquoi tant de haine et de ressentiment, me direz-vous ? Ne vous y trompez pas, ça me fait plutôt rire au fond. Rire de les voir aussi auto-satisfaits, aussi Narcisses. Rire de les voir se croire dépositaire d’un “esprit”, d’un esprit pionnier et d’une culture du voyage avec pour Graal le mythique “spot secret” alors que la planète bleue est depuis longtemps devenue un catalogue où chaque mise à l’eau possible est dûment répertoriée et dans lequel il leur suffit de piocher une vague comme n’importe quel touriste de base un camping. (Au moins, le “touriste-de-base” a t-il l’élégance et l’honnêteté d’appeler un chat un chat et une tongue une tongue...). Bref, les spots de surf sont devenus des parcs-à-touristes-qui-se-prennent-pour-des-pas-touristes. Et à l’eau, au line-up, entre les locaux et les touristes-qui-se-prennent-pour-des-pas-touristes, l’ambiance est dans 95% des cas complètement merdique. A l’eau, au line-up, “l’Autre” devient “celui dont on espère qu’il ne taxera pas toutes les vagues”, sinon “celui de trop”. Le surf se meurt, victime de son succès. Les spots sont depuis longtemps à saturation en raison d’un nombre toujours croissant de pratiquants évoluant dans un espace limite et limité. Ce n’est pas toujours comme ça, me direz-vous. C’est vrai. Suffit d’une ou deux têtes pleines d’eau pour pourrir l’ambiance. C’est vrai aussi. Et c’est bien là le problème : Sur une population donnée, on compte toujours une ou deux têtes pleines d’eau. C’est une loi statistique... 

Bref, le tour ASP est richement doté et fait étape sur tous “les plus beaux spots” de la planète ? Les pros engrangent ? Les médias font les yeux doux aux organisateurs ? En comparaison, le windsurf passe aujourd’hui pour un “petit sport” pas très “hype” ? Mille fois tant mieux. Laissons les surfeurs à leur ivresse narcissique, laissons-les se complaire sous les projecteurs brûlants des médias, laissons-les se prendre pour le nombril des sports de glisse (et se pourrir entre eux dans l’eau et sur les spots). Car non seulement l’ambiance sur les spots de wind est mille fois plus cool - à terre, ça échange, ça communique, ça se chambre gentiment ; on peut encore parler dans une certaine mesure de communauté- mais, surtout, sur l’eau, en mer, nous jouissons encore d’une véritable liberté. Et en premier lieu de cette immense et incorruptible liberté de pouvoir tirer un bord, au large, seul, pour jouer avec les trains de houle et le vent porteur. Notre terrain de jeu est immense, grand comme la mer (et j’omets volontairement d’additionner les lacs et fleuves où la pratique reste possible). Ca en fait des trajectoires possibles. Ca en fait des montagnes d’eau à chevaucher, à survoler et à dévaler dès que le vent le permet. Ca en fait des possibilités de “décrocher “, de s’échapper et de s’extraire. Ca en fait de la place pour les surfeurs...à voile... Dans ce monde qui rapetisse à vue d’oeil, il est peut être là aujourd’hui le luxe véritable... ++++ Vincent Chrétien //
L'extreme: Snapper rock en AUSTRALIE avec près de 1000 !!!!! surfeurs par jour dans l'eau...AMBIANCE, où même Kelly Slater est sorti du spot ecoeuré l'an passé!!!
PARADOXE .HO'OKIPA, MAUI HAWAII la Mecque du WINDSURF où même si vous débutez en Waveriding, il y a moyen de sortir avec le smile...Juste au vent du spot (50 Mêtres), il y a le spot de surf,PAVILLON, où vous avez intéret d'être motivé pour prendre un bout de vague par heure.... 

Retour

 ROBINSON TAINOS GUADELOUPE

EVENEMENT

> all events