Les echos du bowl

Boris, n° d'écrou : 412100

Actif dans le milieu du graffiti, Boris est un artiste bulgare de 26 ans installé en France, et s'est fait connaître par son humour, ses photographies et ses films d'aventures qui révèlent une jeunesse marginale vivant notre monde à contre-courant. Fêtes clandestines et souterraines, peintures illégales, voyages précaires et sans frontière : pour avoir diffusé sur le site internet The Grifters ses photographies, ses vidéos, ses livres et ses habits autoproduits, Boris est aujourd'hui mis en examen pour association de malfaiteurs et dégradations volontaires. Arrêté en juin 2014, l'artiste vient de passer quatre mois en détention provisoire. Il a fêté sa sortie de prison avec une exposition de photographie en décembre à Paris. Mediapart est allé à sa rencontre au Saint-Sauveur, célèbre bar antifasciste du XXe arrondissement.
voici le lien pour aller decouvrir toute l'histoire de cet Artiste;; bigup Mediapart
http://www.mediapart.fr/portfolios/boris-n-decrou-412100


1984. « Nous vivons dans des sociétés où tout est réglé et déterminé. Tout est carré, il y a des caméras partout, il faut des autorisations pour tout, il ne faut pas enfreindre les règles : c’est (le livre) 1984 en 2015 !  Alors quand tu arrives avec un désir trop fort de liberté et que tu ne veux pas suivre les mêmes règles que tout le monde, on te taxe directement d’anarchiste, de libertaire, de terroriste ou de bandit, et tu te retrouves rapidement face à la police... et parfois en prison. » BORIS



Secret story. « Le graffiti est souvent enfermé dans une culture du secret. La plupart des trainistes refusent de publier leurs photos dans des magazines, ou sur les réseaux sociaux : ils évitent de trop se montrer, de trop faire parler d’eux pour ne pas attirer l’attention de la police ni faciliter leurs enquêtes. Avant, la télévision et la presse écrite avaient le pouvoir de communication. La rue, mais surtout Internet ont renversé les rapports de force. Instagram, Twitter, Tumblr : ce sont les nouveaux espaces publics qu’il faut infiltrer. Beaucoup ne font du graffiti que pour être connu et imposer leur réputation. Je m’en tape de l’ego, ce qui m’intéresse, c’est de faire passer un message, mettre en lumière des histoires et des vies qui puisent leur force dans les marges. » C'est donc sur Internet que l'on a pu d'abord voir cette furieuse vidéo des Grifters et de l'artiste Cockney. Ce clip abstrait – qui a été réalisé dans un dépôt de trains de casse – a été présenté par agnès b. à l'occasion de l'Urban Film Festival 2014 parrainé par Jamel Debbouze, alors que Boris était en prison et Cockney mis en examen. 

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